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BA JIN "ECRIVAIN DU PEUPLE" HOMMAGE ANNEE 2009

Du 15/03/2009 au 12/12/2009

BA JIN Chengdu 25 novembre 1904 - Shanghai 17 octobre 2005)
Ecrivain du Peuple
 
Ba Jin 巴金 (ou Pa Kin, Li Fei-Kan, Li Pei-Kan) né  à Chengdu, province du Sichuan  est le nom de plume de l’écrivain chinois Li Yao Tang.
 Son pseudonyme est tiré du nom d'un ami qu'il a connu à Château-Thierry qui s'appelait BA Enpo et du suffixe de KropotKINE, le penseur anarchiste qu’il admirait.
Son séjour en France (1927-1928), à Château-Thierry a marqué le début de sa carrière littéraire  : il y rédigera son premier roman. 
 Ses personnages romantiques fascinés par la révolution eurent une grande influence sur la jeunesse chinoise.
 Son livre le plus célèbre, Famille est en partie autobiographique.
 
BIOGRAPHIE
 
Fils d’un mandarin, Ba Jin se montre très tôt hostile aux rites formalistes de la Chine féodale.
 Il suit une formation secondaire  dans sa ville natale.
Dès 1919, il se dit « anarcho-communiste » et devient membre du groupe La société de l’Equité. Grand lecteur de Kropotkine et d’Emma Goldman,.
Entre 1920 et 1924, il collabore à La Voix du peuple .
Il signe peut-être son 1er article anarchiste en 1921, à l’âge de 17 ans.
Il écrit également dans la revue Les masses en alerte (Jingqun). 
 En 1924, il quitte Chengdu (qu’il ne reverra qu’en 1942 ) pour intégrer l’école des langues étrangères de Nanjing.
Très doué pour les langues, y compris l’esperanto il s’engage dans le mouvement espérantiste à partir de 1924 qui lui permet de découvrir de multiples auteurs libertaires.  
En 1927, il se rend en France pour approfondir ses connaissances .
La littérature mise à part, ses intérêts se centrent sur l’anarchisme et le mouvement populiste en Russie,
De retour en Chine , Ba Jin se concentre sur son activité littéraire et  se fait surtout remarquer par la rédaction d’une vingtaine de romans entre 1928 et 1945.
 
En 1944 il se marie à Xiao Shan, qui meurt lors de la révolution culturelle. Le couple donne naissance à un garçon et une fille.
 
Malgré une position neutre du point de vue politique, le gouvernement l’invite à devenir membre du conseil de culture et de l’éducation en 1950 après la fondation de la République populaire de Chine.
En 1953 il est élu vice-président de l’Association des écrivains.
Alors que son œuvre n’est pas nécessairement conforme aux critères du régime, la campagne des Cent Fleurs ne se fait ressentir pour lui, que par la perte de son poste de rédacteur en chef du magazine Littéraire Populaire.
 
 Pour Ba Jin, la Révolution culturelle prend une toute autre tournure – classification comme contre-révolutionnaire en 1967, réduction en cendres de ses œuvres, privation de droit politique, interdiction d’activités littéraires et des agressions, également porté contre les membres de sa famille, puis réhabilitation en 1977.
Elu membre du comité permanent de l’Assemblée Nationale, ainsi que, de nouveau, vice-président de l’Association des cercles littéraires et de création artistique en 1978,
président du Pen club de Chine en 1980 et président de l’Association des écrivains chinois en 1981.
Il fut vice-président de la Ligue chinoise d’espéranto dans les années 1980.
 
Sa renommée littéraire lui valut également des récompenses au niveau international :
 
                   Italie : attribution du Prix Dante en 1982,
                   France : nomination comme Commandeur de la légion d’honneur en 1983,
                    Hong-Kong : Doctorat honoraire de l’université chinoise de Hong-Kong en 1984
 
BIBLIOGRAPHIE
 
Ouvrages de Pa Kin parus en français
 
- À la mémoire d'un ami, trad. par Angel Pino et Isabelle Rabut, Mille et une nuit, 1995.
- Au gré de ma plume, trad. par Pan Ailian, littérature chinoise, « Panda », Pékin, 1992.
- Automne, roman, trad. par Edith Simar­-Dauverd, Flammarion, « Aspects de l'Asie», 1989.
- Destruction, roman, trad. par Angel Pino et Isabelle Rabut, Bleu de Chine, 1995.
- Famille, roman, trad. par li Tche-Houa et Jacqueline Alézaïs, Flarnmarion-Eibel, « Lettres étrangères », 1979 (rééd. : « Le livre de poche », 1994.
- L'Automne dans le printemps, court roman, divers traducteurs, littérature chinoise, « Panda », Pékin, 1982.
- La Pagode de la longévité, court roman, trad. par Ng Yok-Soon, Messidor, «litté­raire »,1984 (rééd.Folio, 1992).
- Le Brouillard, court roman, trad. par Ng Yok-Soon, Les Cent fleurs, 1987.
- Le Dragon, les tigres, le chien, suivi de Hors du jardin dévasté, textes en prose, trad. par Philippe Denizet, You Feng, 2001.
- Le Jardin du repos, roman, trad. par Nicolas Chapuis et Roger Darrobers, Robert Laffont, « Pavillon/Langues 0 », 1979 (rééd.: Bibliothèque Pavillons, 2004). Autre version, trad. par Marie­-José Lalitte, Gallimard, Folio, 1981 (rééd.: 1985).
- Le Rêve en mer: conte pour enfants à une jeune fille, court roman, trad. par Ng Yok­Soon, l'Harmattan, « Lettres asia­tiques », 1986.
- Le Secret de Robespierre, et autres nouvelles, nouvelles, divers traducteurs, Mazarine, « Roman », 1980 (rééd. : Stock, « La bibliothèque cosmopolite », 1997).
- Nuit glacée, roman, trad. par Marie-José Lalitte, Gallimard, « Du monde entier », 1978 (rééd.: Folio, 1983).
- Pour un musée de la « Révolution culturelle» (Au fil de la plume), textes en prose, trad. par Angel Pino, Bleu de Chine, 1996.
- Printemps, roman, trad. par Edith Simar-Dauverd, Flammarion, « Aspects de l'Asie », 1982.
- Vengeance, nouvelles, trad. par Pénélope Bourgeois et Bernard Lelarge, Seghers, «Autour du monde», 1980.
       
 
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